Trois sentiers majeurs à découvrir – et comment les vivre en famille
1. La boucle du Petit Bois (2,7 km) : Le sentier initiation pour toutes jambes
C’est la balade familiale par excellence, accessible dès trois ans. Départ du parking de la « Base de plein air du Petit Bois », où se mêlent aire de jeux, boucle VTT (pour les casse-cous) et tables de pique-nique. Le sentier, balisé jaune, serpente sous les grands hêtres, longe un ru qui alimente l’Abbaretz, puis revient au point de départ sans jamais être monotone : fougères géantes à hauteur d’enfant, tapis de jacinthes sauvages dès avril, et toujours ce silence ponctué d’oiseaux qu’on entend mieux mains dans les poches.
Points forts :
- Très peu de D+ (< 40 mètres), adapté aux plus jeunes.
- Départ et arrivée avec jeux, toilettes publiques, fontaines.
- Enquête naturelle possible (la base de loisirs propose des livrets découverte à la belle saison).
- Sur le chemin, un panneau pédagogique explique le travail ancestral des sabotiers — à caler, pour briller au goûter : en 1911, Camors comptait encore 240 fabriques de sabots ! (Source : Patrimoine.bzh).
2. Le circuit du Talhouët au Train Mystère (4,4 km) : Un peu d’aventure sur rails oubliés
Pour les petits marcheurs qui tiennent la distance, embarquez sur le circuit du Talhouët. Ce chemin s’enfonce d’abord dans la hêtraie, puis traverse l’ancien tracé ferroviaire Auray-Pontivy, désaffecté depuis 1989 (Wikipédia), mais sur lequel, certains dimanches d’été, circule encore le « Train touristique du Camors Express ».
La balade propose une ambiance plus mystérieuse : tunnels de verdure, passage d’un vieux pont de pierre, et une halte possible à la fontaine Saint-Gobrien, lieu paisible, où nicherait, dit-on, un korrigan taquin. De quoi lancer les enfants dans la collecte de cailloux et de plumes.
Points d’intérêt :
- Ombrage quasi permanent, bon pour les jours chauds.
- Traversée instructive des anciens rails (et panneaux sur la faune locale).
- Pause culturelle : légendes de la fontaine Saint-Gobrien, où l’eau aurait des vertus pour… apprendre à marcher (racontez ça aux plus jeunes !).
- Possibilité de coupler la marche avec un tour en Rosalie ou draisine (location saisonnière sur la voie ferrée – infos pratiques ici).
3. Sur les traces du Chêne à L’Appel (7,2 km) : Marche complète, entre forêt profonde et clairières sacrées
Pour les familles habituées aux sorties plus longues (2 h à 2 h 30 de marche, selon rythme), la boucle du Chêne à L’Appel déroule tout l’imaginaire de la forêt bretonne. Au départ du village du Talhouët, l’itinéraire serpente par d’anciennes allées sabotières, frôle des bornes mégalithiques presque effacées (regardez bien sur la droite après 3 km), et croise le fameux « Chêne à l’Appel ».
Ce vénérable chêne, multicentenaire, était le lieu où l’on appelait aux travaux collectifs (« les corvées ») : une tradition rurale mixant droit coutumier et convivialité, dont les plus anciens de Camors parlent encore, à condition de les écouter au marché, le dimanche matin (commune de Camors).
- Sentier plus sauvage, mais chemins entretenus par l’ONF.
- Belle diversité de paysages : clairières à digitales, chênes tordus, flaques à salamandres (attention, espèce protégée, ne pas toucher !).
- Possibilité d’apercevoir chevreuils ou buses, surtout en fin de journée.
- Idéal pour observer, en juin, la cueillette (respectueuse) des fraises des bois.